Centrale Nucléaire de Tchernobyl
Tchernobyl est une ville située en Ukraine et à environ 130 km au nord de Kiev. La centrale nucléaire Lénine est à 20 km de Tchernobyl, cette ville est donc incluse dans la zone de sécurité qui entoure la centrale. Cette zone décrit un cercle d'un rayon de 30km, elle est censée être inhabitée et seuls les ouvriers de la centrale peuvent s'y déplacer.
La centrale nucléaire de Tchernobyl, aussi appelée centrale nucléaire Lénine, est une centrale nucléaire actuellement à l'arrêt, située en Ukraine dans la ville de Prypiat, à 18 km au nord-ouest de Tchernobyl, 16 km de la frontière entre l'Ukraine et la Biélorussie, et environ 110 km au nord de Kiev.
Le réacteur n°4 a été à l'origine de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, mais la centrale continua de fonctionner avec les autres réacteurs jusqu'en décembre 2000 alors que les villes de Tchernobyl et de Prypiat étaient pratiquement devenues des villes fantômes.
De 1986 à décembre 2000, jusqu'à 9000 personnes ont travaillé à la centrale. Aujourd'hui, même à l'arrêt, elle emploie encore environ 3000 personnes pour sa surveillance. Jusqu'en 1986, les travailleurs habitaient pour la plupart à la ville nouvelle Prypiat construite en même temps que la centrale.
La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine en Ukraine. Cet accident a conduit à la fusion du cœur d'un réacteur, au relâchement de radioactivité dans l'environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l'exposition aux radiations.
Chronologie des événements :
* 25 avril 1986, 13h05 : Dans le cadre de l'expérience prévue, la puissance du réacteur est stabilisée autour de 1 600 MW.
* 25 avril 1986, 23h10 : La puissance est encore abaissée à 500 MW. Cependant, la puissance de sortie chute brutalement à 30 MW, ce qui provoque un empoisonnement du réacteur au xénon. Les opérateurs essaient alors de rétablir la puissance, mais le xénon-135 accumulé absorbe les neutrons et limite la puissance à 200 MW. Pour débloquer la situation, les opérateurs retirent les barres de carbure de bore, qui servent à contrôler la température du réacteur, au-delà des limites de sécurité autorisées.
* 26 avril 1986, entre 01h03 et 01h07 : Deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. C'est le dernier moment pour arrêter le réacteur et le sauver.
* 26 avril 1986, 01h19 : Pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer.
* 26 avril 1986, 01h23 : L'essai réel commence. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire.
* 26 avril 1986, 01h23 et 40s : L'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet : en effet, le réacteur est déjà bien trop chaud, ce qui a déformé les canaux destinés aux barres de graphite; les barres de contrôle ne sont descendues qu'à 1m50 au lieu des 7 m normaux.
* 26 avril 1986, 01h23 et 44s : La radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. « En 3 à 5 secondes, la puissance du réacteur centuple. » Les 2 000 tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc.
Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé.
Les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1h30, ne saisissent pas immédiatement l'ampleur de la catastrophe. Ce dernier appelle le ministère de l'Énergie à 4h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est probablement pas endommagé. ». Il reçoit pour ordre de maintenir le refroidissement par eau du réacteur; cet ordre, que Brioukhanov persistera à appliquer toute la journée, n'aura pour effet que de libérer plus de radio-éléments dans l'atmosphère et de noyer les installations souterraines communes aux réacteurs 3 et 4, menaçant gravement le fonctionnement et l'intégrité du réacteur 3. L'ingénieur en chef responsable du réacteur 3 prendra, au cours de la journée et contre les directives de Brioukhanov, la décision de faire passer ce réacteur en arrêt à froid, permettant ainsi de le sauver d'une destruction certaine, au vu de la destruction progressive des installations.
Prypiat
Prypiat est une ville de l'oblast de Kiev, en Ukraine. Elle se trouve à 2 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
La ville de Prypiat se trouve aujourd'hui dans la zone d'exclusion de 10 km autour de la centrale. Prypiat est désormais une ville fantôme ainsi que les villages proches, Novochepelytchi, Kotcharivka et Kopatchi, situés à 7 km de Pripiat.
Prypiat est aussi le nom de la rivière qui arrose la ville et qui rejoint le Dniepr. Cette rivière a été gravement contaminée lors de la catastrophe.
Avant la catastrophe de Tchernobyl qui s'est produite le 26 avril 1986, la ville comptait 43 000 habitants. Elle était une ville modèle de l'architecture soviétique ; les routes y étaient correctes, les logements presque neufs. Les jeux, les terrains sportifs, cinémas, théâtres étaient présents et en bon état.
Après l'accident, les gens non informés du danger observèrent les événements depuis le toit des immeubles.

Le matin du 26 avril 1986, à 1 h 23, une explosion se produit à la centrale, le réacteur n°4 explose. L'explosion fait voler de nombreux débris radioactifs en l'air. Le lendemain, les habitants de Pripiat ne sont pas mis au courant de l'accident. Aucune mesure de protection n'est prise et la vie suit son cours. Très vite, Moscou apprend la catastrophe, mais la désinformation à l'intérieur du système soviétique est telle que Gorbatchev mettra plus de deux jours avant de savoir ce qui se passe réellement. Des unités militaires sont envoyées sur place dans la précipitation mais les passants ne s'en préoccupent pas. Les militaires constatent que par endroit le taux de radiation dépasse les 1 röntgen. Une unité est envoyée au pied de la centrale, et les compteurs s'affolent. Le 27 avril, la population est enfin évacuée par bus, mais les habitants sont déjà pour la plupart gravement irradiés.
Rapidement, la population apprend les dangers des radiations et une courte période de panique s'établit. L'Union soviétique décide alors de faire évacuer au plus vite la ville.
Elle sera évacuée au bout de 30 heures, le 27 avril, le lendemain de l'explosion. L'évacuation s'est faite dans l'urgence. La consigne avait été donnée de ne rien emporter, les autorités annonçaient un départ pour trois jours. Il fallut un convoi de bus long de 20 km pour évacuer toute la population.
Immeubles, piscines, hôpitaux : tout est resté tel quel et même les objets les plus anodins (jouets d'enfants, journaux, etc.) ont été abandonnés dans l'urgence.
On trouve aussi beaucoup de véhicules de l'armée, de pompiers qui ont été abandonnés dans les alentours de la ville. En effet les véhicules absorbent plus facilement la radioactivité et ils étaient trop contaminés pour pouvoir être réutilisés.
Chernobyl-2
Vue satellite de la base.
Chernobyl-2 est une antenne d'un kilomètre de long et 150 mètres de hauteur. Son nom réel est Duga-3 et est surnommée "Woodpecker " par l'ouest à cause du son émis sur les antennes radio du monde entier (radios publiques, amateurs, ect...) lorsqu'elle est mise en fonction en Juillet 1976.
Cette antenne fait partie d'un système de radar Russe visant à détecter le lancement de missiles balistiques Américains.
Cependant, à la suite de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl irradie gravement la base.
Chernobyl-2 arrêtera de fonctionner en Décembre 1989.
Plus d'information sur cette antenne dans le futur billet "Armes Psychotroniques".
AK-74 et variantes
Un AK-74. Le cache-flamme est plus gros que celui du AK-47.
L'AK-74 est un fusil d'assaut dessiné par Mikhaïl Kalashnikov mis en service par l'Union soviétique en 1974 pour remplacer l'AKM avec une arme de plus petit calibre 5,45x39mm qui puisse offrir les mêmes avantages que le M16 américain.
La principale différence avec sa grande soeur AK-47 est son frein de bouche proéminent et des garnitures en bakélite au lieu de bois.
Elle a été conçue comme une arme provisoire pour utiliser rapidement la nouvelle munition de 5,45x39 mm M74, en guise de transition avant adoption d'un fusil plus moderne.
L'AK-74 demeure donc l'arme la plus courante chambrant la nouvelle munition 5,45x39 mm M74, dont l'adoption ne causa pas de problème puisque le fusil avait été conçu pour elle. Assez curieusement l'AK-74 conserve les défauts de l'AKM, notamment le sélecteur de tir et un départ filant peu commodes qui contraignent l'opérateur à maintenir son index hors du pontet lors des phase de non-feu. Les organes de visée peuvent être considérés comme primitifs mais remplissent parfaitement leur office, ils sont étalonnés sur les distances courantes d'emploi de l'arme et leur adaptation (réglage en site et en dérive du guidon) sont un modèle de facilité et de robustesse. La facilité d'entretien est très bonne (c'est le cas de toute arme conçue par l'ingénieur Kalashnikov), et ni le sable ni l'eau ne l'empêchent de fonctionner, dans une certaine mesure. Ce fusil, comme le qualifient des instructeurs de tir, est idiot-proof: n'importe qui peut, sans entraînement ni connaissance des armes et après une courte formation, l'approvisionner, l'armer et faire feu. La simplicité de son mécanisme fait qu'il est souvent fabriqué ou maintenu artisanalement. Le tout fait de l'AK le fusil d'assaut le plus répandu.

AK-74 équipée de tout ses accessoires lunette de visée, lance-grenades GP-30 et baïonnette (quoique j'ai du mal a voir l'intérêt de cette dernière devant le GP-30)
L'AK-74 a été produit en masse à partir de 1976. La version pour les troupes de parachutistes, AKS-74 est équipée d'une crosse en plastique rabattable le long de l'arme. La version pour le combat de nuit, l'AK-74N, comprend un rail latéral permettant de monter une lunette à infrarouge. En 1991, une nouvelle version dotée de la crosse rabattable et du rail latéral permettant de monter une lunette sera mise en service sous la désignation d'AK-74M.
La série AK.
Source :
Wikipédia
RAIDS Hors-série n°28 : Les Fusils d'assaut Tome 2